cumparaturi in timp de criza

in plina criza sanitara, in plina criza umanitara, in plina criza economica, uite ca mai gasim si chestii care sa ne faca sa zambim. despre tatal meu, pe care il ador si pe care nu ma pot supara in momente precum acesta, chiar daca as avea toate motivele sa imi sara tandara!

hai sa mai si radem!

Francesca MELANDRI, scriitoare italiana, ne scrie din viitor. Viitorul nostru.

“Je vous écris d’Italie, je vous écris donc depuis votre futur. Nous sommes maintenant là où vous serez dans quelques jours. Les courbes de l’épidémie nous montrent embrassés en une danse parallèle dans laquelle nous nous trouvons quelques pas devant vous sur la ligne du temps, tout comme Wuhan l’était par rapport à nous il y a quelques semaines. Nous voyons que vous vous comportez comme nous nous sommes comportés. Vous avez les mêmes discussions que celles que nous avions il y a encore peu de temps, entre ceux qui encore disent «toutes ces histoires pour ce qui est juste un peu plus qu’une grippe», et ceux qui ont déjà compris. D’ici, depuis votre futur, nous savons par exemple que lorsqu’ils vous diront de rester confinés chez vous, d’aucuns citeront Foucault, puis Hobbes. Mais très tôt vous aurez bien autre chose à faire. Avant tout, vous mangerez. Et pas seulement parce que cuisiner est l’une des rares choses que vous pourrez faire. Sur les réseaux sociaux, naîtront des groupes qui feront des propositions sur la manière dont on peut passer le temps utilement et de façon instructive ; vous vous inscrirez à tous, et, après quelques jours, vous n’en pourrez plus. Vous sortirez de vos étagères la Peste de Camus, mais découvrirez que vous n’avez pas vraiment envie de le lire.

Vous mangerez de nouveau.

Vous dormirez mal.

Vous vous interrogerez sur le futur de la démocratie.

Vous aurez une vie sociale irrésistible, entre apéritifs sur des tchats, rendez-vous groupés sur Zoom, dîners sur Skype.

Vous manqueront comme jamais vos enfants adultes, et vous recevrez comme un coup de poing dans l’estomac la pensée que, pour la première fois depuis qu’ils ont quitté la maison, vous n’avez aucune idée de quand vous les reverrez.

De vieux différends, de vieilles antipathies vous apparaîtront sans importance. Vous téléphonerez pour savoir comment ils vont à des gens que vous aviez juré de ne plus revoir.

Beaucoup de femmes seront frappées dans leur maison.

Vous vous demanderez comment ça se passe pour ceux qui ne peuvent pas rester à la maison, parce qu’ils n’en ont pas, de maison.

Vous vous sentirez vulnérables quand vous sortirez faire des courses dans des rues vides, surtout si vous êtes une femme. Vous vous demanderez si c’est comme ça que s’effondrent les sociétés, si vraiment ça se passe aussi vite, vous vous interdirez d’avoir de telles pensées.

Vous rentrerez chez vous, et vous mangerez. Vous prendrez du poids.

Vous chercherez sur Internet des vidéos de fitness.

Vous rirez, vous rirez beaucoup. Il en sortira un humour noir, sarcastique, à se pendre.

Même ceux qui prennent toujours tout au sérieux auront pleine conscience de l’absurdité de la vie.

Vous donnerez rendez-vous dans les queues organisées hors des magasins, pour rencontrer en personne les amis – mais à distance de sécurité.

Tout ce dont vous n’avez pas besoin vous apparaîtra clairement.

Vous sera révélée avec une évidence absolue la vraie nature des êtres humains qui sont autour de vous : vous aurez autant de confirmations que de surprises.

De grands intellectuels qui jusqu’à hier avaient pontifié sur tout n’auront plus de mots et disparaîtront des médias, certains se réfugieront dans quelques abstractions intelligentes, mais auxquelles fera défaut le moindre souffle d’empathie, si bien que vous arrêterez de les écouter. Des personnes que vous aviez sous-estimées se révéleront au contraire pragmatiques, rassurantes, solides, généreuses, clairvoyantes.

Ceux qui invitent à considérer tout cela comme une occasion de renaissance planétaire vous aideront à élargir la perspective, mais vous embêteront terriblement, aussi : : la planète respire à cause de la diminution des émissions de CO2, mais vous, à la fin du mois, comment vous allez payer vos factures de gaz et d’électricité ? Vous ne comprendrez pas si assister à la naissance du monde de demain est une chose grandiose, ou misérable.

Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidéos où nous chantions de l’opéra, vous avez pensé «ah ! les Italiens», mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenêtres lancerez à plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, où ils chantaient sur les balcons en février, ils nous ont regardés.

Beaucoup s’endormiront en pensant que la première chose qu’ils feront dès qu’ils sortiront, sera de divorcer. Plein d’enfants seront conçus.

Vos enfants suivront les cours en ligne, seront insupportables, vous donneront de la joie. Les aînés vous désobéiront, comme des adolescents ; vous devrez vous disputer pour éviter qu’ils n’aillent dehors, attrapent le virus et meurent. Vous essaierez de ne pas penser à ceux qui, dans les hôpitaux, meurent dans la solitude. Vous aurez envie de lancer des pétales de rose au personnel médical.

On vous dira à quel point la société est unie dans un effort commun, et que vous êtes tous sur le même bateau. Ce sera vrai. Cette expérience changera à jamais votre perception d’individus. L’appartenance de classe fera quand même une très grande différence. Être enfermé dans une maison avec terrasse et jardin ou dans un immeuble populaire surpeuplé : non, ce n’est pas la même chose. Et ce ne sera pas la même que de pouvoir travailler à la maison ou voir son travail se perdre. Ce bateau sur lequel vous serez ensemble pour vaincre l’épidémie ne semblera guère être la même chose pour tous, parce que ça ne l’est pas et ne l’a jamais été.

A un certain moment, vous vous rendrez compte que c’est vraiment dur.

Vous aurez peur. Vous en parlerez à ceux qui vous sont chers, ou alors vous garderez l’angoisse en vous, afin qu’ils ne la portent pas. Vous mangerez de nouveau.

Voilà ce que nous vous disons d’Italie sur votre futur. Mais c’est une prophétie de petit, de très petit cabotage : quelques jours à peine. Si nous tournons le regard vers le futur lointain, celui qui vous est inconnu et nous est inconnu, alors nous ne pouvons vous dire qu’une seule chose : lorsque tout sera fini, le monde ne sera plus ce qu’il était.”

Multumiri Bernard Riquier: https://www.linkedin.com/pulse/francesca-melandri-%25C3%25A9crivaine-italienne-nous-%25C3%25A9crit-depuis-riquier/?trackingId=PbMRcuRH3SdXlHnAXRamxQ%3D%3D

nimic nou sub soare

nu este usor sa stai in casa. mai bine spus nu ne mai este usor sa stam in casa atat de mult. lasam la o parte latura de coercitie specifica perioadei asteia. chiar si fara obligativitate, ne este greu sa stam intre patru pereti. si este normal sa fie asa, mai ales acum, cand exista atatea posibiltiati de a-ti petrece timpul liber. nu conteaza ca esti genul patapievici sau genul bianca dragusanu. in ambele cazuri, ai ce face. restaurante, cafenele, expozitii, ateliere de creatie, teatre, cinematografe, muzee si tot asa.

insa nu a fost intotdeauna la fel. eu fac parte dintr-o generatie pentru care statul acasa era ceva obisnuit. imi amintesc de lungile saptamani ale vacantelor in de vara, cand nu ieseam aproape niciodata, nicaieri, cu nimeni. da, cu saptamanile. nu pentru ca nu aveam prieteni, ci pentru ca in fara de parcuri nu prea aveai unde sa mergi. vorbim de anii 80, ca sa fiu bine inteles. si nu sufeream. citeam, desenam, ascultam muzica, ne uitam la video sau foloseam whtasapp-ul acelor vremuri, si anume telefonul ala cu disc cu gauri.

cu siguranta ca unii din voi cunosc senzatia, insa in momentul in care prindeam o carte care ma fascina, timpul devenea parca mai compact. orele se strangeau in jurul meu si ma purtau spre finalul cartii. singurul lucru ce mai putea interveni in relatia mea cu paginile mirosind a plumb era tutunul. fumam ca dracu’, fumam de parca inghitind otrava aia intelegeam mai bine scrisul. sigur, in spatele mintii era si imaginea aceea arhetipala a intelectualului care fumeaza si bea cafea dupa cafea, iar adolescentul din mine isi facea o datorie de onoare in a incerca sa atinga acel ideal. dealtfel, sunt singurele amanunte care m-ar putea arunca printre intelectuali, caci de scris, nu am scris nicidata un rand mai de Doamne ajuta.

o flegma pe obrazul evolutiei

am 52 ani si m-am obisnuit cu multe, am vazut si am auzit multe. pe unele le-am uitat, pe altele inca le am in minte, insa nicio minunatie nu m-a lasat atat de scarbit de fiinta umana precum chestia de mai jos. asadar, un idiot din statele unite (era de asteptat sa fie de acolo, sincer…) a lins un vas de toaleta dintr-un wc public, furios ca virusul este mai celebru decat el. sigur, virusul s-a pisat pe el, iar imbecilul este acum in spital si isi plange singur de mila.

iar cand spun ca isi plange singur de mila nu este un fel de-a zice, caci nu vad ce de l-ar mai plange altcienva. baiatul asta este, la propriu, o flegma pe obrazul evolutiei.

Forum local Zona Arcul de Triumf

Pentru cei care locuiesc sau muncesc in zona foarte generos delimitata de Arcul de Triumf, Piata Domenii, Bd. Ion Mihalache, Piata Victoriei, Bd. Aviatorilor, Piata Dorobantilor si Cartierul Primaverii, am creat un forum in care se schimbam informatii de interes comunitar. Mentionez ca se poate inscrie oricine, chiar daca nu locuieste in acea zona.

Forumul poate fi accesat la adresa de mai jos:

https://groups.google.com/forum/#!forum/zona-arcul-de-triumf

  

vremea ca rimă

sâmbătă la prânz erau douăzecișipatru grade celsius afară. chestie care nu rima deloc, dar deloc, deloc cu pandemia de coronavirus care pustiia orașul. dacă erai un om cu toate mințile la tine și te plimbai pe lângă cireșii înfloriți dintre piața domenii și mânăstirea cașin, căldura de afară și teama care ingheța privirile puținilor trecători nu se pupau defel.

acum vremea și frica rimează. rimează al dracului de bine. da, frigul și vântul groaznic de afară rimeaza cu spaima care a pus stăpânire pe europa. mințile ne sunt paralizate de frica de a contracta virusul, de frica de a ne vedea părinții sau prietenii luați pe sus de oameni in alb, de frica de a rămâne fără slujbe, de frica de a sfârși flămânzi în apartamentele noastre, devenite brusc locuri de mântuire si speranță. unde până mai ieri nu erau altceva decât niște cutii de cărămidă și beton în care ne simțeam apăsați de lipsa de aer și de tavanul prea jos. și iată, Doamne, cât de relativ este totul. din cutii de chibrituri disprețuite fățiș, micile noastre casuțe au devenit lăcașuri dătătoare de speranță, la fel ca bisericile. și, la fel ca bisericile, dătătoare de speranță înșelătoare…

revenire la măturatul pe jos cu steer

mi-am spus ca nu va pot lasa doar asa, cu link-uri chioare. astfel incat iata ca va “embed” meciul de box intelectual in care un om de stiinta matura pe jos cu o pitzipoanca, a carei principala calitate este aceea de sotie a unui tip super ok, pe numele sau andi moisescu.

asadar, va las sa va delectati.

Booze&Glory – For the Better Times

un cantec cat se poate potrivit pentru vremurile acestea dificile. un cantec despre bucurie, despre viata, despre prieteni, despre vremurile mai bune.

despre vremurile trecute, cand eram fericiti si nu stiam, sau viitoare!